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Fourvière Hôtel « Ordre et beauté, luxe, calme et volupté »

Publié le 25 octobre 2016
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FourvièreHotel-Restaurant

Après le le Collège Hôtel dans le quartier du Vieux Lyon et l’Ermitage Hôtel Cuisine-à-manger sur les hauteurs de St Cyr au Mont d’Or, le Groupe è-hôtels-Lyon de Jean-Luc Mathias et Marianne Borthayre ont choisi de revisiter l’ancien couvent de la Visitation de Pierre-Marie Bossan. Prouesse architecturale qui unit avec bonheur l’ancien et l’actuel, l’histoire au design le plus contemporain.

Situé sur le haut du théâtre antique, en contrebas de la Basilique, le couvent de la Visitation, édifié en 1854, constitue l’une des premières œuvres de Pierre-Marie Bossan à Lyon.

Un édifice harmonieux dont la construction fait alterner la brique avec le calcaire blanc et les moellons de pierres jaunes de Couzon.

Pour les propriétaires et le directeur artistique de l’hôtel, l’artiste franco-argentin Pablo-Reinoso, l’ambition était de convertir ce couvent du XIXème siècle en un hôtel accueillant et confortable pour une clientèle haut de gamem en respectant son aspect patrimonial. Il a fallu pour cela moderniser et ouvrir ces espaces sur l’extérieur, créer de nouvelles circulations afin d’accompagner le couvent vers sa nouvelle destination.

Aussi Pablo Reinoso a-t-il créé spécialement pour ce lieu un parcours de sculptures qui se déploie du hall au cloître. Forêt Fourvière, Fourvière Bench, et Arrêt-sur-Nuage guident le voyageur à travers l’édifice et l’invitent à rentrer pleinement dans l’univers du Fourvière Hôtel Lyon.

Décoratrice d’intérieur d’envergure internationale, Julie Mathias a contribué au « sourcing » et aux choix de mobilier. L’essentiel provient de la maison d’édition Stellar Works, dont les collections savent allier de façon éclectique le style français traditionnel à la simplicité poétique et aux hardiesses contemporaines des esthétiques japonaises et scandi- naves. Quant aux luminaires, l’essentiel des choix provient de l’entreprise DCW.

Une entrée telle une œuvre d’art

A l’entrée principale, ouvrant sur la chapelle, l’auvent s’impose autant comme geste architectural qu’en tant qu’élément signalétique et œuvre d’art. Lorsqu’on s’en approche, l’œuvre révèle toute sa puissance. Les colonnes vont en se rapprochant du plafond se déliter et former des branches qui colonisent le plafond. Les colonnes devenues branches se sont liées les unes aux autres recréant au seuil de l’entrée l’évocation d’une forêt épaisse, jungle primitive.

Une chapelle comme lobby

La chapelle, intégralement restaurée à l’identique par l’Atelier Royal sous le haut patronage des Bâtiments de France accueille l’espace de réception de l’hôtel. On y découvre l’oeuvre issue de la série Spagetthi Bench de Pablo Reinoso dessinant un nuage qui vient se fixer dans la niche surplombant le couloir qui mène aux péristyles. Un nuage de bois qui contraste audacieusement avec une peinture d’époque (Saint Joseph et l’Enfant) et la voute azurée du plafond. L’œuvre se poursuit sur le mur faisant face au cloître.
 Une première lecture offre un foisonnement de lignes de bois.
Une deuxième lecture discerne un motif floral qui entend faire écho au motif utilisé dans les sols en mosaïque de la chapelle. L’œuvre finit par se transformer en simple banc qui invite à la pause…

Une histoire de couleurs

On accède aux 75 chambres, réparties sur 3 niveaux et qui s’articulent en trois catégories : les Cellules, cosy et fonctionnelles qui marient parquet en chêne clair vernis mat
, tête de lit en tôle laquée Tolix
, rideaux et descentes de lit Arpin, les Classiques, bénéficiant de spectaculaires hauteurs sous plafonds de 4 mètres et enfin les Suites.

Clins d’oeil à l’histoire de Lyon, soixante-quinze personnages qui l’ont façonnés ont été retenus pour orner la porte de chacune des chambres. Une courte notice historique au dos de la porte rappelle l’essentiel de leur contribution à la petite ou grande histoire, voire aux histoires de Lyon ou d’ailleurs.

Une gamme chromatique structure verticalement le bâtiment. Ainsi le Fourvière Hôtel Lyon adopte le rouge au rez-de- chaussée, le bleu au premier étage, et le jaune au second!

Un effet de verticalité qui est souligné par la « couleur » uniformément noire des plafonds des couloirs.

Outre ses chambres et ses salles de restaurants, l’hôtel comprend également de salles de réunion dont l’espace des canuts avec sa verrière attenante donnant sur jardin ou encore Le grenier dont le Sol souple est imprimé d’une carte de Lyon datant de 1847.

Un extérieur inspiré et inspirant !

A l’extérieur, le jardin du cloitre, carré parfait de 700 m2 dessiné par les péristyles est tapissé de gazon anglais. En son centre, une allée pavée sert d’écrin au piédestal en pierre de taille d’origine, sur lequel Pablo Reinoso a imaginé et réalisé une sculpture d’acier, Arrêt-sur-Nuage, dans la série de ses oeuvres Garabatos. Ce lieu magique invite à des échappées méditatives, oniriques ou conviviales, au choix des envies ou des humeurs !

On ne partira pas sans conclure notre visite par « Fourvière Les Bains » consacré entièrement au bien être des hôtes, composé d’un couloir de nage extérieur chauffé de 25 m, d’un espace intérieur comprenant bain à remous, douches sensorielles, fontaine à glace et hammam.

23, rue Roger Radisson 69005 Lyon
T/ +33 (0)4 74 700 700 www.fourviere-hotel.com

Reportage : Sophie GUIVARC’H – Photos : ©